Les forêts de Gatineau

J’avoue que si j’ai aimé visiter de grandes villes en amoureux, les déambulations citadines en famille ne sont pas mes moments favoris: « J’ai chaud!  » « On va où? », « C’est encore loin? ». Les seuls moments agréables dans les grandes agglomérations sont les visites de musées desquels je ne parviens que difficilement à extirper Thibaut une fois lancé. Par contre, je ne me lasserai jamais des forêts.

Ici, ce qu’elles ont de plus que les nôtres, c’est déjà l’accessibilité: si proche de notre logement, sans difficultés physiques, avec des sentiers très clairs et marqués.

Et puis l’eau: des ruisseaux, des rivières, des marais.

Mais aussi de la vie, de petits animaux – et des plus gros 🐻 😆 – , des oiseaux, des écureuils, une faune omniprésente.

Finalement, cette obligation de ralentir, de se fixer dans un lieu qui n’est pas le plus touristique qui soit, sans voiture devant la maison pour filer dans les highlights du secteur, impose un rythme différent et nous rappelle que ce sont souvent les choses simples qui sont de vraies découvertes.

J’apprends un peu plus chaque jour à quitter ma frénésie quotidienne, à laisser les enfants me dicter un déroulement moins actif des journées et à ne pas toujours penser à ce que je vais manquer, mais à me réjouir de l’ici et maintenant.

La forêt aide à cela. A peine les premiers mètres foulés, je me sens dans mon élément. Et pour cela, je ne pouvais trouver meilleure région. Nous ne pourrons certainement pas cocher tous les incontournables du Québec une fois rentrés, nombreux seront les surpris quand nous concéderons ne pas être allés à cet endroit malgré trois mois sur place, mais l’expérience n’en aura pas été moins riche pour autant.