Enrichissement – découvertes – aventures – émerveillement – extra-ordinaire – … Mais c’est aussi un ordinaire à construire, car il y a le travail scolaire sur lequel on ne peut faire l’impasse, sous peine de difficultés pour Thibaut et Lucie au retour.
Ah… les joies de l’école à la maison! Décidément, cette expérience me confirme une fois de plus que je ne comprends pas celles et ceux qui font ce choix. Dans le dernier numéro de « Sciences humaines », l’utilité de l’école est questionnée. Mais sa rédactrice en chef reprend les propos si pertinents de Daniel Pennac : » Tout le mal qu’on dit de l’école nous cache le nombre d’enfants qu’elle a sauvé des tares, des préjugés, de la morgue, de l’ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l’immobilité ou du fatalisme des familles. » J’ai beau avoir quelques compétences pédagogiques, je suis vite complètement perdue face à l’ampleur de cette tâche et je ne peux qu’être d’accord avec Pennac: au-delà des connaissances scolaires, il y a tout ce que l’école apporte quant au vivre ensemble. Même si Thibaut a vécu plusieurs années scolaires très difficiles, cela lui manque ici. Avoir deux univers: scolaire et familial. Savoir quand cela commence… et cela s’arrête. Échanger – se confronter – s’enrichir de nos différences.
Je ne suis pas toujours d’accord avec l’Etat, mon grand employeur, et je peine à comprendre certaines décisions. Je vais démarrer en janvier un CAS en administration et gestion d’institutions de formation. Dans les premières semaines de ce voyage, je me questionnais sur mes capacités à suivre les décisions du département et à en être d’une manière ou d’une autre le relais sur le terrain. Aujourd’hui, je me dis que je crois suffisamment en la mission de l’école pour le faire, en respectant mes valeurs et mes convictions.
Mais ici, pour le moment, pour surmonter ces difficultés de mise en route et les coups de blues qui surviennent dans l’inaction et la déstabilisation, rien de tel que l’organisation!






L’après-midi, c’est vélo et/ou visites. Ici, les villes d’Ottawa et Gatineau offrent la gratuité de tous les musées les jeudis en fin de journée. Nous avons déjà visité les plus importants et pu réfléchir à ceux dans lesquels les enfants veulent retourner avec Marc. Il faudra surtout prévoir un temps plus long (donc payant) pour celui des sciences et des technologies. Il y a tant à tester.






L’avantage de se déplacer à vélo, c’est la possibilité de traverser les différents quartiers de Gatineau et Ottawa. Les cours de géographie sur l’organisation des villes sont ainsi mis en pratique! Comme le disent les enfants, on a souvent l’impression de se retrouver dans les décors des séries qu’on regarde, et certains quartiers n’ont rien à envier à Desperate Housewives 🏘.








A chaque coin de rue, on peut guetter l’extra-« ordinaire » de notre nouvel environnement.


Quelle belle région, merci ma fille de nous avoir permis de découvrir ce pays en votre compagnie. Quelle richesse …..